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Le préservatif est le meilleur moyen de se protéger contre le VIH, les IST et les hépatites
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Infos | 01.08.2013 - 14 h 36 | 1 COMMENTAIRES
La prévention combinée: une stratégie comportementale et biomédicale

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Les découvertes de séropositivité restent à un niveau très élevé chez les Hommes ayant des relations sexuelles avec des hommes et la prévention du VIH doit aujourd’hui prendre plusieurs formes. Pour faire reculer la prévalence, certains mettent en avant la nécessité de sortir d’une prévention purement comportementale (usage systématique du préservatif, dépistage) ou strictement médicale (Traitement Pré-Exposition, trithérapie), mais de mettre l’accent sur une stratégie globale prenant en compte l’ensemble de ces moyens: la prévention combinée.

Selon plusieurs chercheurs, une prévention active du VIH aujourd’hui s’accompagne de plusieurs approches imbriquées les unes dans les autres. Un schéma du professeur King Holmes de l’Université de Washington (ci-dessus) met en évidence les quatre pans d’une stratégie combinée:

1) Behavioural change (changement de comportement) : se protéger soi-même pour protéger les autres, favoriser le dépistage, promouvoir l’usage du préservatif, informer sur les prises de risques, les modes de transmission, sur les traitements.
2) Treatment antiretroviral / IST / antiviral (traitement antirétroviral/antiviral) : trithérapie/multithérapie
3) Biomedical strategies (stratégies biomédicales) : NTP (nouveaux traitements de prévention), prophylaxie pré-exposition (pour réduire le risque d’infection)
4) Social justice and human rights (justice sociale et droits humains) : lutte contre la sérophobie et l’exclusion des malades, assurer l’accès aux soins pour tous et toutes

La prévention combinée n’oppose plus la prévention comportementale d’un côté et la prévention biomédicale de l’autre, mais met sur un même niveau l’ensemble des moyens de prévention, sans annuler, ni remettre en cause la nécessité ou l’efficacité des uns et des autres. Elle prône au contraire la complémentarité de ces moyens. Il est clair que cette démarche s’inscrit aussi dans une dynamique collective pour une amélioration globale de la santé sexuelle de chacun.

Pour Alain Giami, directeur de recherches de l’Inserm, une prévention médicale est même inhérente à une approche comportementale (extrait de La prévention biomédicale est une prévention comportementale): «Il est important d’affirmer d’emblée que les méthodes biomédicales sont fondamentalement des méthodes comportementales qui doivent être traitées comme telles et c’est cette seule condition qui permettra leur succès». Il montre ainsi que ces modes de prévention sont déjà liés de fait et que l’application de l’un amène au fonctionnement de l’autre. La prise d’un traitement ne peut se faire qu’avec un suivi comportemental afin que l’observance soit respectée et faire en sorte qu’une amélioration soit constatée.

LES réactions (1)
La prévention combinée: une stratégie comportementale et biomédicale
  • Par Christophe 28 août 2013 - 6 H 39

    Un article qui enfonce des portes ouvertes. L’universitaire dont l’étude est citée vient de se rendre compte que plus on mettra en oeuvre de moyens pour lutter contre l’épidémie de VIH, moins le VIH se répandra. Bravo ! C’est toujours utile à rappeler, mais franchement, il n’y a pas de nouveauté là-dedans. La seule question qui demeure est la suivante : comment faire pour que chacun se décide à mettre en oeuvre les moyens à sa disposition ?
    En dernière analyse, la lutte contre l’épidémie se résume à cela : il faut prendre conscience du danger, et utiliser tout moyen utile pour se protéger et pour protéger les autres. La propagation du VIH en Occident vient d’abord de la négligence (mais pas exclusivement, bien entendu). Qui peut, aujourd’hui, en France, dire qu’il ignore l’existence d’un risque de transmission du VIH par voie sexuelle ?
    Si tous les séropos qui savent sans vouloir se protéger protégeaient les autres, et si tous ceux qui ont des rapports non protégés réguliers ou occasionnels sans vouloir faire le point sur leur sérologie faisaient un peu plus attention à eux, l’épidémie de VIH serait largement contenue. Quoi qu’on en dise, on ne peut pas faire boire un âne qui n’a pas soif : si chacun(e) ne veut pas faire le nécessaire pour lui (elle)-même et pour les autres, aucune combinaison de moyens et aucune analyse de chercheur ne feront le travail.
    Comment faire pour que chacun prenne ses responsabilités ? franchement, à part continuer les actions de prévention et espérer que les gens prendront conscience du risque, je ne vois pas…

     
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