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Tu Sais Quoi?
Le préservatif est le meilleur moyen de se protéger contre le VIH, les IST et les hépatites
Infos | 03.12.2013 - 15 h 53 | 1 COMMENTAIRES
«Avec toi, j’en mets pas», de bruce présenté aux Quickies, à San Francisco

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Le film de bruce, Avec toi, j’en mets pas, pour Yagg et Prends-Moi, a été sélectionné au festival Quickies de San Francisco, où il est projeté vendredi 6 décembre. Ce festival, organisé par l’association Good VIbrations (créée en 1977), vise à proposer une vision différente du sexe et de l’érotisme hors des médias traditionnels. Il est devenu international depuis 2009. Les films en compétition sont au nombre de 14 cette année et le film de bruce, qui raconte l’histoire d’un transboy, en fait partie.

Plus d’infos sur le Festival Quickies ici.

 

Infos | 01.08.2013 - 14 h 36 | 1 COMMENTAIRES
La prévention combinée: une stratégie comportementale et biomédicale

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Les découvertes de séropositivité restent à un niveau très élevé chez les Hommes ayant des relations sexuelles avec des hommes et la prévention du VIH doit aujourd’hui prendre plusieurs formes. Pour faire reculer la prévalence, certains mettent en avant la nécessité de sortir d’une prévention purement comportementale (usage systématique du préservatif, dépistage) ou strictement médicale (Traitement Pré-Exposition, trithérapie), mais de mettre l’accent sur une stratégie globale prenant en compte l’ensemble de ces moyens: la prévention combinée.

Selon plusieurs chercheurs, une prévention active du VIH aujourd’hui s’accompagne de plusieurs approches imbriquées les unes dans les autres. Un schéma du professeur King Holmes de l’Université de Washington (ci-dessus) met en évidence les quatre pans d’une stratégie combinée:

1) Behavioural change (changement de comportement) : se protéger soi-même pour protéger les autres, favoriser le dépistage, promouvoir l’usage du préservatif, informer sur les prises de risques, les modes de transmission, sur les traitements.
2) Treatment antiretroviral / IST / antiviral (traitement antirétroviral/antiviral) : trithérapie/multithérapie
3) Biomedical strategies (stratégies biomédicales) : NTP (nouveaux traitements de prévention), prophylaxie pré-exposition (pour réduire le risque d’infection)
4) Social justice and human rights (justice sociale et droits humains) : lutte contre la sérophobie et l’exclusion des malades, assurer l’accès aux soins pour tous et toutes

La prévention combinée n’oppose plus la prévention comportementale d’un côté et la prévention biomédicale de l’autre, mais met sur un même niveau l’ensemble des moyens de prévention, sans annuler, ni remettre en cause la nécessité ou l’efficacité des uns et des autres. Elle prône au contraire la complémentarité de ces moyens. Il est clair que cette démarche s’inscrit aussi dans une dynamique collective pour une amélioration globale de la santé sexuelle de chacun.

Pour Alain Giami, directeur de recherches de l’Inserm, une prévention médicale est même inhérente à une approche comportementale (extrait de La prévention biomédicale est une prévention comportementale): «Il est important d’affirmer d’emblée que les méthodes biomédicales sont fondamentalement des méthodes comportementales qui doivent être traitées comme telles et c’est cette seule condition qui permettra leur succès». Il montre ainsi que ces modes de prévention sont déjà liés de fait et que l’application de l’un amène au fonctionnement de l’autre. La prise d’un traitement ne peut se faire qu’avec un suivi comportemental afin que l’observance soit respectée et faire en sorte qu’une amélioration soit constatée.

Infos | 11.07.2013 - 16 h 43 | 0 COMMENTAIRES
Le préservatif au sein du couple gay? Focus sur la sécurité négociée

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La sécurité négociée est une stratégie de réduction des risques est mise en place par les couples séroconcordants séronégatifs. Elle consiste à utiliser le préservatif lors de toute relation sexuelle avec un partenaire occasionnel, permettant ainsi de pouvoir se passer de protection au sein du couple. Définie au début des années 90, la sécurité négociée est valable selon plusieurs critères: les partenaires sont dans une relation stable, ils doivent être tous deux séronégatifs et s’engager à ce que toute pratique en dehors du couple soit protégée pour éviter toute contamination à l’intérieur de celui-ci.

Au même titre que le sérosorting, la sécurité négociée nécessite d’avoir un recours fréquent au dépistage. Elle apparaît comme une technique viable pour éviter que l’un ou l’autre des partenaires ne soit infecté par le VIH ou par d’autres IST.

CONFIANCE ET DIALOGUE
Suite à une importante étude menée dans les années 90 auprès des gays australiens, la pratique de la sécurité négociée peut apparaître comme une stratégie efficace en matière de réduction des risques. Néanmoins, il est indéniable qu’elle repose non seulement sur le dépistage, mais aussi sur la confiance et le dialogue entre les deux personnes en couple qui s’engagent à respecter les termes de leur accord et donc à se protéger dès lors qu’ils ont une relation avec un partenaire occasionnel. La sécurité négociée impose d’avoir un contrôle sur ses pratiques: exclure toute relation non protégée avec des partenaires occasionnels, mais aussi être capable de réintroduire l’usage du préservatif en cas d’entorse aux accords fixés avec son partenaire. Si elle permet de les gérer, cette stratégie reste tout de même un moyen qui présente des risques.

Mettre en place une stratégie de sécurité négociée au sein de son couple ne doit donc pas signifier un relâchement en matière de prévention. Si elle autorise de ne pas utiliser le préservatif avec son partenaire régulier, elle impose la contrainte de se protéger obligatoirement avec ses partenaires occasionnels.

Infos | 26.06.2013 - 14 h 31 | 2 COMMENTAIRES
Prévention pour les lesbiennes et bisexuelles: le point sur les outils et les IST avec Coraline Delebarre du Kiosque Info Sida

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coraline kiosque info sida

La veille du tournage du film d’Emilie Jouvet Entre filles on ne risque rien, une séance de sensibilisation à la prévention a été organisée pour les actrices principales du court-métrage. Cette rencontre était l’occasion de faire un tour d’horizon des différents moyens de se protéger, de voir ou de revoir les différents outils, mais aussi d’en apprendre plus sur les IST chez les femmes qui ont des rapports sexuels avec des femmes et parfois de casser quelques idées reçues.

C’est dans une ambiance détendue où chacune a pu réagir et poser des questions, que s’est donc déroulée cette intervention menée par Coraline Delebarre, coordinatrice des actions prévention/santé sexuelle et responsable des formations du Kiosque Infos Sida: «L’objectif, c’est de vous donner toutes les informations pour pouvoir montrer les bons gestes sur la vidéo et que les gens puissent faire comme vous et être sûrs que ce soit safe.»

LE PRÉSERVATIF EXTERNE, OU PRÉSERVATIF MASCULIN
Quelques recommandations basiques avant d’ouvrir un préservatif: il faut vérifier la date de péremption et la présence du logo NF (norme française) ou CE (conformité européenne) sur l’emballage et ne jamais utiliser les dents, ni de ciseaux pour l’ouvrir. Le préservatif masculin peut être utilisé pour protéger les sextoys.

Si le lecteur ne s’affiche pas, cliquez sur Préparation du film «Entre filles on ne risque rien»: Le préservatif masculin, conseils et pratiques safe

Le PRÉSERVATIF INTERNE, OU PRÉSERVATIF FÉMININ
Moins connu que son équivalent masculin, le préservatif interne ou préservatif féminin, présente plusieurs avantages, comme la possibilité d’être mis jusqu’à huit heures avant un rapport sexuel et permet aux femmes qui le souhaitent de pouvoir maîtriser leur prévention. Coraline Delebarre explique son utilisation.

Si le lecteur ne s’affiche pas, cliquez sur Préparation du film «Entre filles on ne risque rien»: Le préservatif féminin, mode d’emploi

LE GANT
Le but de l’utilisation du gant est de protéger son ou sa partenaire lors d’une pénétration avec la main ou les doigts. Il peut être découpé pour faire une digue dentaire ou des doigtiers.

Si le lecteur ne s’affiche pas, cliquez sur Préparation du film «Entre filles on ne risque rien»: Le gant, un moyen de protéger son/sa partenaire

LA DIGUE DENTAIRE
La digue dentaire est un carré de latex ou de polyuréthane. Elle permet de se protéger lors des cunnilingus/anulingus et d’éviter le contact entre les muqueuses et la transmission de certaines IST. Difficile à trouver en pharmacie, la digue dentaire se fabrique très facilement avec un préservatif ou un gant. Dans le film Entre filles on ne risque rien, c’est un rouleau de film étirable qui est utilisé, puisqu’en effet, il peut aussi être utilisé pour se protéger (sauf le film micro-ondable qui n’est pas adapté, puisque trop poreux).

LE GEL LUBRIFIANT
Le gel est un outil de réduction des risques: «Il ne va pas empêcher d’attraper une IST», insiste Coraline Delebarre, mais va permettre une lubrification qui évitera les micro-lésions. Sans compter qu’il rend aussi le rapport plus agréable. Le gel est souvent mal perçu. On part du principe que si une fille a besoin de gel, c’est qu’elle n’est pas assez excitée et donc qu’elle n’aime pas son ou sa partenaire ou qu’elle n’a pas envie de rapports sexuels. Hors, nous ne sommes pas toutes égales sur la quantité de sécrétions produites et ce n’est pas en fonction de l’état d’excitation.» Il est indispensable d’utiliser du gel à base d’eau avec un préservatif, puisque les lubrifiants gras rendent le latex poreux, et le préservatif devient alors inefficace.

Si le lecteur ne s’affiche pas, cliquez sur Préparation du film «Entre filles on ne risque rien»: Le gel, un outil de réduction des risques

SEXTOYS, IST ET SANTÉ SEXUELLE
Contrairement à certaines idées reçues, les sextoys peuvent aussi transmettre des MST ou IST: «Comme on se dit qu’un sextoy n’est pas humain, qu’il n’y a pas de liquide, il n’y a pas de risques… mais on ne pense pas à l’auto-infection et aux risques liés au partage de sextoys.» Coraline Delebarre explique les bonnes pratiques pour garantir des rapports sexuels protégés pour soi et son/sa partenaire: «Il y a des filles qui ne font pas forcément attention à leurs sextoys: ils ne sont pas rangés dans des boîtes, ni nettoyés correctement, alors que certaines matières doivent être lavées avec des produits bien spécifiques. Si on veut vraiment être safe, plus on utilise de matériel, plus il faut connaître leurs matières pour pouvoir les entretenir de façon adaptée. En cas de doute, il suffit d’utiliser des capotes systématiquement, comme ça on peut être sûre qu’il n’y pas de risques pour sa santé.» Les femmes qui ont des rapports sexuels avec des femmes sont plus touchées par les MST et les IST que les hétérosexuelles. De même, elles sont davantage touchées par le cancer du col de l’utérus car moins sensibilisées à consulter leur gynécologue régulièrement. «Même quand il n’y a pas de signes, c’est utile de faire un check-up, car beaucoup d’IST sont asymptomatiques», insiste Coraline Delebarre. «La consultation gynécologique n’a pas pour seul objectif la grossesse ou la contraception, elle permet également via le frottis de faire le point sur la santé du vagin et du col de l’utérus. Le frottis régulier est le seul moyen d’éviter un cancer du col.»

Si le lecteur ne s’affiche pas, cliquez sur Préparation du film «Entre filles, on ne risque rien»: Sextoys, IST et santé sexuelle

Pour plus d’informations concernant la santé lesbienne, n’hésitez pas à consulter «Tomber la culotte!» livret de santé sexuelle à l’attention des lesbiennes, bies et autres curieuses…

Yagg et Prends-Moi remercie Coraline Delebarre du Kiosque Info Sida pour son intervention auprès des actrices du film d’Emilie Jouvet.

 

Infos | 07.05.2013 - 10 h 30 | 2 COMMENTAIRES
Comportements de prévention chez les gays: «On ne peut pas dire que l’usage du préservatif est devenu has been»

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annie-velter-invs-okAnnie Velter est socio-démographe à l’Institut de veille sanitaire (InVS). Son travail d’enquête auprès des des hommes ayant des relations sexuelles avec des hommes (HSH) apporte un éclairage sur la situation actuelle et sur les comportements des gays en matière de prévention.

UNE DIFFÉRENCE DE COMPORTEMENTS ENTRE LES SÉROPOSTIFS ET LES AUTRES
«Sans faire de généralités en matière de comportements préventifs, on note quand même une forte dichotomie entre les homosexuels séropositifs et ceux qui ne le sont pas», explique Annie Velter. Cette observation n’est pas nouvelle, puisque dès la première Enquête Presse Gay en 1985, des différences de comportements préventifs entre séropositifs et séronégatifs étaient visibles: «Chez les non séropositifs, on a vu dernièrement une baisse dans l’utilisation du préservatif, mais on ne peut pas dire que l’usage du préservatif est devenu has been. On sait que 53% l’utilisent de manière systématique. Chez les personnes qui se savent séropositives, l’usage systématique chute à 18%.»

Annie Velter explique cette baisse par l’arrivée des traitements et la communication autour de la charge virale indétectable: «Les personnes séropositives se sont emparés du TasP, le traitement utilisé comme outil de prévention. Mais il faut garder en tête que c’est une stratégie qui a ses limites, puisqu’on voit une proportion importante de contaminations aux IST, du fait de l’abandon du préservatif au profit de la trithérapie. Il y a une vraie nécessité de mieux informer ces personnes sur les prises de risques lors de relations sexuelles non protégées.» La prévalence des IST est en effet en augmentation depuis plusieurs années, particulièrement dans les cas de gonococcies et de syphilis, selon les Enquêtes Presse Gay réalisées en 1997, 2000 et 2004.

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DES JEUNES MAL INFORMÉS
Annie Velter insiste aussi sur le cas alarmant des jeunes gays: «Ce qui est inquiétant, c’est qu’ils n’ont pas de comportements différents de leurs aînés». Pourtant, ils ne sont pas moins vulnérables. Le VIH a cependant cette image d’une maladie générationnelle qui provoque souvent chez les jeunes homosexuels un sentiment de ne pas se sentir concerné. «À l’occasion de l’enquête Prevagay en 2009, j’avais été très étonnée par leur manque de connaissances sur ce qu’est la prévalence* chez les gays , pourquoi il est plus important pour eux de se protéger par rapport aux hétérosexuels, ou même tout simplement ce qu’est une IST, se souvient Annie Velter. Ces jeunes n’ont pas la notion de l’incidence** du sida sur la communauté gay. Pour une partie d’entre eux, ils ont une mode de vie moins communautaire, hors ghetto justement, qui leur donne le sentiment de ne pas être concerné. Enfin, ils sont moins touchés par les messages de prévention. Il y a un réel enjeu en terme de prévention à viser de nouveau les jeunes générations.»

* En épidémiologie, la prévalence est une mesure de l’état de santé d’une population à un instant donné. Elle correspond au nombre de personnes touchées par une maladie .

** L’incidence d’une pathologie est une mesure du risque pour un individu de contracter une pathologie pendant une période donnée.

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