6496 Coraline Delebarre | Tu Sais Quoi?

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Tu Sais Quoi?
Le préservatif est le meilleur moyen de se protéger contre le VIH, les IST et les hépatites
Infos | 26.06.2013 - 14 h 31 | 2 COMMENTAIRES
Prévention pour les lesbiennes et bisexuelles: le point sur les outils et les IST avec Coraline Delebarre du Kiosque Info Sida

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coraline kiosque info sida

La veille du tournage du film d’Emilie Jouvet Entre filles on ne risque rien, une séance de sensibilisation à la prévention a été organisée pour les actrices principales du court-métrage. Cette rencontre était l’occasion de faire un tour d’horizon des différents moyens de se protéger, de voir ou de revoir les différents outils, mais aussi d’en apprendre plus sur les IST chez les femmes qui ont des rapports sexuels avec des femmes et parfois de casser quelques idées reçues.

C’est dans une ambiance détendue où chacune a pu réagir et poser des questions, que s’est donc déroulée cette intervention menée par Coraline Delebarre, coordinatrice des actions prévention/santé sexuelle et responsable des formations du Kiosque Infos Sida: «L’objectif, c’est de vous donner toutes les informations pour pouvoir montrer les bons gestes sur la vidéo et que les gens puissent faire comme vous et être sûrs que ce soit safe.»

LE PRÉSERVATIF EXTERNE, OU PRÉSERVATIF MASCULIN
Quelques recommandations basiques avant d’ouvrir un préservatif: il faut vérifier la date de péremption et la présence du logo NF (norme française) ou CE (conformité européenne) sur l’emballage et ne jamais utiliser les dents, ni de ciseaux pour l’ouvrir. Le préservatif masculin peut être utilisé pour protéger les sextoys.

Si le lecteur ne s’affiche pas, cliquez sur Préparation du film «Entre filles on ne risque rien»: Le préservatif masculin, conseils et pratiques safe

Le PRÉSERVATIF INTERNE, OU PRÉSERVATIF FÉMININ
Moins connu que son équivalent masculin, le préservatif interne ou préservatif féminin, présente plusieurs avantages, comme la possibilité d’être mis jusqu’à huit heures avant un rapport sexuel et permet aux femmes qui le souhaitent de pouvoir maîtriser leur prévention. Coraline Delebarre explique son utilisation.

Si le lecteur ne s’affiche pas, cliquez sur Préparation du film «Entre filles on ne risque rien»: Le préservatif féminin, mode d’emploi

LE GANT
Le but de l’utilisation du gant est de protéger son ou sa partenaire lors d’une pénétration avec la main ou les doigts. Il peut être découpé pour faire une digue dentaire ou des doigtiers.

Si le lecteur ne s’affiche pas, cliquez sur Préparation du film «Entre filles on ne risque rien»: Le gant, un moyen de protéger son/sa partenaire

LA DIGUE DENTAIRE
La digue dentaire est un carré de latex ou de polyuréthane. Elle permet de se protéger lors des cunnilingus/anulingus et d’éviter le contact entre les muqueuses et la transmission de certaines IST. Difficile à trouver en pharmacie, la digue dentaire se fabrique très facilement avec un préservatif ou un gant. Dans le film Entre filles on ne risque rien, c’est un rouleau de film étirable qui est utilisé, puisqu’en effet, il peut aussi être utilisé pour se protéger (sauf le film micro-ondable qui n’est pas adapté, puisque trop poreux).

LE GEL LUBRIFIANT
Le gel est un outil de réduction des risques: «Il ne va pas empêcher d’attraper une IST», insiste Coraline Delebarre, mais va permettre une lubrification qui évitera les micro-lésions. Sans compter qu’il rend aussi le rapport plus agréable. Le gel est souvent mal perçu. On part du principe que si une fille a besoin de gel, c’est qu’elle n’est pas assez excitée et donc qu’elle n’aime pas son ou sa partenaire ou qu’elle n’a pas envie de rapports sexuels. Hors, nous ne sommes pas toutes égales sur la quantité de sécrétions produites et ce n’est pas en fonction de l’état d’excitation.» Il est indispensable d’utiliser du gel à base d’eau avec un préservatif, puisque les lubrifiants gras rendent le latex poreux, et le préservatif devient alors inefficace.

Si le lecteur ne s’affiche pas, cliquez sur Préparation du film «Entre filles on ne risque rien»: Le gel, un outil de réduction des risques

SEXTOYS, IST ET SANTÉ SEXUELLE
Contrairement à certaines idées reçues, les sextoys peuvent aussi transmettre des MST ou IST: «Comme on se dit qu’un sextoy n’est pas humain, qu’il n’y a pas de liquide, il n’y a pas de risques… mais on ne pense pas à l’auto-infection et aux risques liés au partage de sextoys.» Coraline Delebarre explique les bonnes pratiques pour garantir des rapports sexuels protégés pour soi et son/sa partenaire: «Il y a des filles qui ne font pas forcément attention à leurs sextoys: ils ne sont pas rangés dans des boîtes, ni nettoyés correctement, alors que certaines matières doivent être lavées avec des produits bien spécifiques. Si on veut vraiment être safe, plus on utilise de matériel, plus il faut connaître leurs matières pour pouvoir les entretenir de façon adaptée. En cas de doute, il suffit d’utiliser des capotes systématiquement, comme ça on peut être sûre qu’il n’y pas de risques pour sa santé.» Les femmes qui ont des rapports sexuels avec des femmes sont plus touchées par les MST et les IST que les hétérosexuelles. De même, elles sont davantage touchées par le cancer du col de l’utérus car moins sensibilisées à consulter leur gynécologue régulièrement. «Même quand il n’y a pas de signes, c’est utile de faire un check-up, car beaucoup d’IST sont asymptomatiques», insiste Coraline Delebarre. «La consultation gynécologique n’a pas pour seul objectif la grossesse ou la contraception, elle permet également via le frottis de faire le point sur la santé du vagin et du col de l’utérus. Le frottis régulier est le seul moyen d’éviter un cancer du col.»

Si le lecteur ne s’affiche pas, cliquez sur Préparation du film «Entre filles, on ne risque rien»: Sextoys, IST et santé sexuelle

Pour plus d’informations concernant la santé lesbienne, n’hésitez pas à consulter «Tomber la culotte!» livret de santé sexuelle à l’attention des lesbiennes, bies et autres curieuses…

Yagg et Prends-Moi remercie Coraline Delebarre du Kiosque Info Sida pour son intervention auprès des actrices du film d’Emilie Jouvet.

 

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